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Des soins complémentaires à la médecine conventionnelle

Mis à jour : il y a un jour



Le succès des médecines douces (pourquoi médecine douce ? terme peut-être peu adapté, il n'existe pas de médecine dure) ne cesse d'augmenter depuis ces dernières années. Cette constatation s'explique par 3 points importants :

  • Elles aident considérablement à prévenir les problèmes de santé en nous aidant à préserver notre capital de départ

  • Elles favorisent un meilleur état de santé général que soit au niveau physique, mental et émotionnel

  • Elles soulagent les effets secondaires des traitements classiques

  • Elles représentent un bon remède aux effets néfastes du stress et des conditionnements de notre société actuelle

Ce qui est certain est que les médecines douces ne peuvent se substituer à un diagnostic ou à un traitement médical sur ce point nous sommes d'accord. Cependant, autre point important Médecine douce et médecine conventionnelle sont loin d'être opposée !. La preuve de cette complémentarité est l'intrusion de plus en plus fréquente de certaines médecines complémentaires pratiquées par certains médecins mais aussi utiliser à l’hôpital, comme l’acupuncture, l’hypnose médicale ou la sophrologie. De plus en plus de médecins se forment par exemple à l’hypnose, qui est désormais utilisée en complément ou en remplacement des protocoles classiques d’anesthésie

Et le massage ?


L’étymologie du mot « massage » a plusieurs origines qui se mêlent. « mass’h » en langue arabe signifie frotter doucement « massesh » en langue hébraïque peut être traduit par le verbe palper « massein » en grec ancien, veut dire pétrir avec les mains « manas » en latin, évoque les mains Il faut attendre le XIXe siècle pour que le terme « massage » soit adopté en France, puis dans tout l’occident pour définir l’action de frictionner, pétrir, malaxer, apporter des soins avec les mains.

Les origines du massage remontent à la nuit des temps car on a trouvé des peintures rupestres datant de 15 000 ans.

D’abord transmis oralement, les précurseurs seraient les Indiens avec les massages ayurvédiques

En Chine, il y a 5 000 ans apparaissent les premières médecines régulatrices d’énergie par les points d’acupuncture sur les pieds. Entre 2 700 et 1 700 ans avant JC, différents traités et encyclopédies sont dédiés à l’art du massage : le « Tuina » est une des 5 médecines chinoises toujours pratiqué et enseigné dans un hôpital célèbre à Shangaï. Par les moines bouddhistes, ces techniques se propagent en s’enrichissant vers d’autres cultures asiatiques dont la Thaïlande donnant le massage Thai. Le Shi-Atsu est arrivé bien plus tard, ainsi que d’autres techniques voisines au Tibet, Hawaï, Laos, Cambodge, etc.


La peau c'est notre histoire et le toucher a de multiples effets bénéfiques dans la réduction de nos tensions corporelles que psychologiques et émotionnelles.

Chez l’embryon, le sens du toucher est le premier à se développer, et les bébés humains, tout comme les petits primates ou autres mammifères, s’épanouissent au contact de leur mère.


Un massage doux peut déclencher la libération d’endorphines, les analgésiques naturels du corps, et provoquer une sensation de confort et de bien-être. Un massage plus vigoureux peut aider à étirer des muscles tendus ou douloureux, ainsi qu’à assouplir les articulations, dans le but d’améliorer la mobilité. Le massage peut aider à la relaxation, affectant directement les systèmes du corps qui régissent le rythme cardiaque, la pression artérielle, la respiration et la digestion.

La sensation de bien-être qu’il procure peut faire baisser la quantité d’hormones de stress en circulation, tel le cortisol et la noradrénaline, aptes à affaiblir le système immunitaire. Psychologiquement, le massage atténue la tension et réduit l’anxiété, les patients se sentent ainsi plus sereins et mieux équipés pour gérer le stress quotidien. En outre, le massage favorise la sensibilité à l’interaction du corps et de l’esprit, en rendant les patients plus responsables de leur bien-être.


Preuves à l’appui Le point de vue médical

Il existe aujourd’hui de nombreuses études pour valider les bienfaits du massage.


Etudes scientifiques sur les effets du massage

Article écrit par: Fabrice Mascaux


Le Massage à l'épreuve de la science


Alors que le massage est considéré dans de multiples cultures et depuis la nuit des temps, comme une pratique médicale à part entière, chez nous, le rapport au corps est resté tellement longtemps ambigu,. Mais depuis un siècle, de nombreuses expériences ont été menées qui démontrent le bien-fondé des pratiques ancestrales du toucher. Du scandale suédois à la création du « Tri » Du chemin a heureusement été parcouru depuis le début du XIXème siècle, moment où Per Hink et Lind se sont mis à dos la société médicale de leur pays pour avoir tenté de promouvoir le massage suédois. Notons qu’à la fin de ce même XIXème siècle, c’est un médecin hollandais, le Dr Johann Mezger qui parviendra à introduire progressivement le massage suédois dans la sphère des activités médicales. Jusque-là, l’Occident avait quasiment « oublié » les bienfaits du massage et n’en laissait la pratique qu’aux «pauvres gens du bas peuple » qui n’avaient pas les moyens de la médecine ! Aujourd’hui, il y a déjà quelques décennies que Harlow, psychologue américain, a mené ses expériences sur les bébés singes, et observé que privés du contact physique avec leur mère, ils deviennent « autistes », agressifs, dépressifs et incapables de se reproduire une fois adultes. Il y a quelques décennies aussi que le docteur Schanberg, neuroscientiste et physicien, a mis en évidence le développement des rats, qui, touchés et choyés par leur mère, deviennent plus résistants aux maladies, plus vifs, plus «intelligents » et même dominants dans la colonie de rats. Et il y a quelques décennies toujours que Prescott, neuropsychologue à l’Institut National de la Santé des Enfants et du Développement Humain à Bethesda au Maryland, a affirmé que, chez les humains cette fois, « la privation de toucher, de contact et de mouvement sont les causes fondamentales d’un certain nombre de troubles émotionnels, y compris les comportements dépressifs et autistiques"

Il n’empêche qu’il a fallu attendre 1992 et la création du TRI (Touch Research Institut) par la faculté de Médecine de l’Université de Miami, pour que le toucher et le massage fassent l’objet de véritables recherches scientifiques. A l’heure qu’il est, le TRI reste l’unique centre de recherche mondial exclusivement dédié à l’étude de la dimension thérapeutique des arts du toucher. Petit bilan de la recherche mondiale Sous la direction du docteur Tiffany Field, une équipe de chercheurs du TRI (issue notamment de Harvard, Princeton et Mc Gill) s’efforce de mieux cerner comment le toucher procure la santé et contribue au traitement des maladies. Des travaux en ce sens se poursuivent également au sein d’autres unités de recherches implantées aux Philippines et à Paris, mais aussi dans le cadre d’études en psychoneuroendocrinologie au CHU de l’Université de Liège ou dans le cadre d’études en biologie génétique au Canada, sous l’égide du Dr Mark Tarnopolsky. Mais avant de vous résumer leurs travaux, je tiens à préciser que tous les résultats présentés ici ont été systématiquement comparés avec ceux d’un « groupe de contrôle » participant à une activité n’incluant pas le toucher : histoires contées, relaxation musicale, vidéos relaxantes, sauna, thérapies verbales ... Il s’agit donc de recherches à haute valeur méthodologique. Voici d’abord ce qu’on a pu observer sur les bébés, les enfants et les adolescents : - Des bébés prématurés ont été massés pendant 10 jours, à raison de 45min/jour, en 3 séances de 15 minutes. Les résultats montrent qu’ils prenaient davantage de poids alors qu’ils recevaient la même quantité de lait que les bébés prématurés du groupe contrôle. Ils sont aussi plus éveillés et plus actifs, ils réagissent mieux au visage et à la voix des chercheurs, produisent des mouvements plus organisés et peuvent sortir de l’hôpital en moyenne six jours avant les autres (ce qui diminuent les coûts hospitaliers). - Des enfants autistes d’âge pré-scolaire ont été massés régulièrement par les éducateurs. Une réduction de leurs comportements perturbateurs en classe est observée ainsi qu’une amélioration de leur capacité à interagir avec le professeur. Les enfants autistes, massés chaque soir par leurs parents, montrent par ailleurs une amélioration marquée de la qualité de leur sommeil. - Des adolescents souffrant d’hyperactivité et de déficit de l’attention ont, lors d’une autre étude, été massés 30 minutes durant 10 jours consécutifs. Leurs enseignants, ignorant quels enfants étaient en thérapie, ont observé que certains passaient plus de temps à leur travail qu’habituellement, étaient nettement moins agités et se comportaient de manière moins perturbante. Il s’est avéré qu’il s’agissait à chaque fois des adolescents qui avaient été massés en comparaison du groupe contrôle. Eux-mêmes se disaient plus joyeux et moins agités après les séances de massage. - Une étude réalisée avec des enfants sexuellement et physiquement abusés ayant reçu 15 minutes de massage par jour durant 1 mois, montre qu’ils dorment ensuite plus longtemps, qu’ils deviennent progressivement plus alertes, moins déprimés et moins anxieux, tout en se montrant plus actifs et plus sociables. - Des enfants massés deux fois par semaine durant un mois à la suite de l’ouragan Andrew survenu dans la région de Miami en 1995, ont manifesté une régression importante des symptômes post-traumatiques, une diminution de la dépression et de l’anxiété ainsi qu’une diminution des problèmes exprimés, par exemple, à travers le dessin. - Des recherches effectuées dans des hôpitaux psychiatriques montrent que des massages du dos proposés pendant une semaine à des enfants déprimés hospitalisés diminuent aussi de manière significative leur dépression et leur anxiété, font chuter le taux d’hormones anti-stress (cortisol salivaire et urinaire), favorisent une meilleure organisation des phases de sommeil (ceci apparaît sur les vidéos réalisées la nuit) et induisent une meilleure coopération des enfants durant leurs soins. - De jeunes adolescentes boulimiques (suralimentation) et anorexiques (sous-alimentation), ont vu une amélioration nette de leur état après un mois de massages réguliers et constaté une large diminution de leurs symptômes de dépression et d’anxiété, une chute des hormones anti-stress (cortisol), de meilleures habitudes alimentaires, l’expression d’une image corporelle plus réaliste qu’auparavant. Voici ensuite ce qu’on a pu observer sur les adultes : - Plusieurs études menées au TRI de Miami durant plusieurs années sur le stress au travail ont montré qu’un «massage sur chaise» de 15min/jour durant 1mois (dos, épaules, cou et tête) provoque un renforcement de la concentration et de l’attention (visible à l’EEG), une diminution du stress (cortisol), de meilleures performances cognitives (plus de rapidité et de précision dans la réalisation de tâches de calculs), une dynamisation de l’esprit d’équipe, une augmentation de l’attention, une amélioration de la créativité, une diminution de l’absentéisme au travail et une augmentation de la motivation. - Ce type de «massage sur chaise» a eu également des effets bénéfiques sur des personnes souffrant de fatigue chronique (le ‘syndrome de fatigue chronique’ est généralement lié à des états de dépression). Dès les premiers massages, l’évaluation de l’état dépressif le révèle en régression, tout comme les symptômes d’anxiété. On relève à nouveau moins d’hormones anti-stress (cortisol salivaire) alors que les niveaux de dopamine, neurotransmetteur, s’élèvent (la dopamine a un effet antidépresseur). - Chez des personnes dépendantes à l’alcool et/ou aux drogues, des massages réguliers ont permis une relaxation plus profonde, une diminution de la dépression, une meilleure acceptation de soi et un sevrage plus rapide. - Au bout de vingt jours de massage de patients séropositifs, on a constaté une nette augmentation de leur nombre de lymphocytes T (globules blancs) et une chute de leurs hormones anti-stress (cortisol). Ces sujets ont par ailleurs significativement connu moins d’infections comme la pneumonie ou autres qui leur sont souvent fatales. - Des patients gravement brûlés, ont reçu 30 min. de massage durant les cinq jours précédant la «correction des brides» (brossage de la peau très douloureux), ce qui a induit chez eux une diminution de l’anxiété et de la dépression corrélativement à une chute des hormones de stress. Les sensations de douleurs rapportées ont été grandement réduites. - Les femmes enceintes régulièrement massées par leur partenaire ou le personnel soignant, outre le fait de garder leur bonne humeur tout au long de la grossesse, abordent l’accouchement avec une plus grande sérénité ; leur « travail » est moins long et moins douloureux, elles réclament moins d’assistance médicamenteuse. Par la suite, elles sont peu soumises à la dépression post-partum. On constate également que les césariennes sont très rares dans cette population de femmes qui ont été massées. Les résultats du massage sont particulièrement visibles sur les femmes enceintes à tendance dépressive. Mais le plus impressionnant est peut-être ce que l’on peut observer à l’échographie sur le foetus qui régularise son activité et présente un relâchement général, un visage décontracté ! A la naissance: peu de complications post-natales, peu de naissances prématurées, plus de vivacité, moins de pleurs, visage paisible ... Qu’en est-il en ce qui concerne l’autre extrémité de la vie, à savoir les personnes âgées ? La privation de contact physique chez les personnes âgées engendre très souvent un état dépressif. Le massage agissant en profondeur sur la production de cortisol comme nous ne cessons de le voir, les personnes âgées bénéficient elles aussi des mêmes effets bénéfiques du massage évidemment : elles voient leur déprime et leur stress se réduire et retrouvent une attitude globalement plus positive devant la vie. Des expériences ont été faites au cours desquelles, des personnes du troisième âge devenaient elles-mêmes « massothérapeutes » et administraient des massages à de jeunes enfants victimes de sévices. Cette « activité » leur était autant bénéfique qu’aux enfants ! Leur «image d’elles-mêmes» s’améliorait en même temps que leur état émotionnel et que leurs habitudes quotidiennes: elles réduisaient spontanément leur consommation de café, téléphonaient plus fréquemment à leurs amis, se rendaient moins souvent chez le médecin et disaient se sentir valorisées et utiles. *

Effets analgésiques Diverses recherches ont mis en évidence la diminution drastique des douleurs de type ‘chroniques’ à la suite de séances répétées de «massage assis ». Les personnes souffrant de fibromyalgie (symptômes: douleurs diffuses, raideurs musculaires et troubles du sommeil accompagnés de fatigue) dorment mieux, plus calmement et plus profondément, se sentent moins « rigides », moins déprimées, moins anxieuses et connaissent un apaisement des douleurs. De même, les personnes souffrant de céphalées (maux de têtes chroniques) ont noté une diminution de la répétition des migraines ou une baisse sérieuse de leur intensité à la suite de séances répétées de massage. Les taux de sérotonine et de dopamine sont apparus nettement plus élevés, c’est deux neurotransmetteurs étant impliqués dans la régulation de l’humeur et de la dépression. Les personnes atteintes de maux de dos chroniques font le même constat. Les personnes aux prises avec les douleurs généralisées occasionnées par le cancer ont produit, suite au massage des tissus connectifs, une augmentation des taux de beta-endorphines (détectables dans le sang, les beta-endorphines sont des neurotransmetteurs associés au soulagement de la douleur et au sentiment de bien-être). Des femmes atteintes du cancer du sein, notamment, montrent une diminution de l’anxiété et de la détresse corrélées à une augmentation de leur vitalité durant leur traitement.

Effets sur la sécrétion d’ocytocine A l’Universite de Liège (unité de psychoneurœndocrinologie supervisée à ce moment-là par le Professeur Legros), deux études pilotes récentes réparties sur une période de 3 ans ont mesuré les effets du Massage Holistique® sur les taux d’ocytocine chez l’homme jeune (20 à 30 ans). (Les volontaires recevaient un massage d’une heure chaque semaine pendant trois mois et demi). L’ocytocine est une hormone importante, impliquée notamment dans la formation des liens sociaux, la facilité à se relaxer, le bon déroulement de la croissance, la régulation de la douleur, de la dépression, de l’anxiété et de la tension artérielle, mais aussi le ralentissement du développement de certaines tumeurs cancéreuses. La chercheuse suédoise Kerstin Uvnäs Moberg, à qui l’ont doit de nombreuses recherches à ce sujet, l’appelle ‘peptide d’afiliation’ ou ‘hormone de l’amour’. Ses travaux fournissent aujourd’hui une explication physiologique à l’effet du massage - et des caresses - sur notre bien-être. Les résultats des investigations menées à Liège indiquent effectivement que les massages holistiques® provoquent des réductions significatives des taux de cortisol (stress) et des augmentations des taux de cette hormone si particulière qu’est l’ocytocine. Les prélèvements sanguins réalisés sur les membres du groupe de contrôle qui s’étaient adonnés à des séances de sauna et de hammam ont également montré des réductions des niveaux de cortisol, mais aucune augmentation de ceux d’ocytocine. Ceci tend à démontrer que le fait d’être touché semble absolument nécessaire à la sécrétion de cette hormone bienfaisante chez les jeunes hommes participants à cette étude (tout comme le démontraient déjà les travaux d’Uvnäs Moberg sur un groupe de femmes en période périnatale). Une seconde batterie de tests à laquelle j’ai pris part avec quelques collègues, toujours dans le cadre de l’ULG et toujours sur ce même public cible, confirme que le Massage Holistique® agit sur les taux d’ocytocine, et a donc aussi une influence positive sur l’humeur des participants et sur leur seuil d’agressivité. Les découvertes du Dr Tarnopolsky En février 2012, une étude du Dr Mark Tarnopolsky, du département de médecine de l’Université McMaster au Canada, a démontré que, relayé jusqu’au cœur de nos cellules musculaires, le massage est capable d’activer des gènes aux propriétés anti-inflammatoires. De petites sondes très précises ont permis d’observer que le massage induisait ainsi la modification de l’expression de neuf gènes différents, dont la ‘nucléoporine 88’ connue pour son implication dans les mécanismes anti-inflammatoires. Cette découverte importante prouve que c’est la modification chimique de petites protéines appelées kinases, intervenant dans la transformation de messages mécaniques en messages biologiques, qui favorise la récupération et la diminution de l’inflammation suite au massage. Ceci explique donc de manière scientifique pourquoi le massage est en mesure de réduire la douleur et les courbatures, notamment après un effort physique. Par ailleurs, le massage activerait, selon Tarnopolsky, l’expression d’une protéine impliquée dans la synthèse des mitochondries chargées de fournir de l’énergie aux cellules et donc de permettre la récupération du corps. Article écrit par: Fabrice Mascaux


Malheureusement si la plupart des médecins approuvent ces effets bénéfiques très peu encore recommandent le message en complément de la médecine officielle.




A l'heure où le stress est l'un des facteurs le plus important du développement de maladie, la sophrologie prend de plus en plus de place dans l'aide à la prévention et la thérapie de nombreuses pathologies.

Encore méconnue il y a quelques années, la sophrologie fait aujourd’hui de nombreux adeptes dans le milieu médical.

Qu’est-ce que la sophrologie ?

La sophrologie a été initiée par le Dr Caycedo, neuropsychiatre colombien et espagnol. Il cherchait à combiner des méthodes occidentales et orientales pour créer des techniques plus modernes de relaxation. L’étymologie de la sophrologie permet d’en comprendre le sens : elle est née des termes grecs soos : harmonie ; phren : conscience et logos : discours, études. On peut ainsi la définir comme l’étude de l’harmonie et de la conscience. Fondée sur la respiration consciente, la sophrologie comprend ainsi plusieurs techniques et applications dérivées de yoga, zen, hypnose, relaxation, visualisation, affirmations positives et méditation.

Sophrologie : de la relaxation au bien-être

Quels sont les bienfaits de la sophrologie ?

La sophrologie est une méthode de relaxation donc un anti-stress très efficace au niveau psychologique et physique. Il s’agit d’une technique qui amène les participants à prendre conscience de leur corps et de leur pathologie et ainsi devenir acteur dans les soins de leur maladie ou tout simplement à retourner à une existence pleine de sens. Elle permet également la prévention de certaines pathologies inhérentes à une vie pleine de stress, de sollicitations et d’obligations. Les exercices réalisés durant les séances permettent la sécrétion d’hormones du bien-être et du bonheur telles que la sérotonine, l’endorphine et la dopamine qui sont bénéfiques à la santé générale. Elles permettent de contrer l’action négative des hormones du stress et de l’anxiété : adrénaline et cortisol.

L'efficacité de la méthode repose essentiellement sur la discipline installée dans le suivi des pratiques du patient. Les pratiques sont courtes et et son efficacité repose essentiellement sur l'entraînement régulier. Le sophrologue a intégré la pratique dans comme un art de vivre et invite la personne qui l'accompagne à instaurer le procédé dans son quotidien pour voir un mieux être s'installer progressivement et durablement.

À qui s’adresse la sophrologie ?




Bien que mis en doute et stigmatisés par certains, les soins dits complémentaires sont intégrés depuis plusieurs décennies déjà dans les approches thérapeutiques proposées dans les hôpitaux, afin notamment d’aider les patients à mieux supporter leur maladie et les traitements médicamenteux parfois lourds sur le plan physique comme psychique.


Quels sont ces soins complémentaires pratiqués à l’hôpital et comment les professionnels de santé se les approprient-ils ? Comment répondre aux attentes des patients pour améliorer leur qualité de vie malgré des maladies et des traitements parfois très difficiles à supporter ? C’est le défi des professionnels de santé que nous avons interrogés sur la question d’une part dans le domaine du cancer au service d’oncologie du centre Léon Bérard à Lyon, et d’autre part en matière de prise en charge psychiatrique au centre hospitalier Sainte-Anne à Paris.


La méditation au centre hospitalier Sainte-Anne à Paris

Interview de Florent Dulong, infirmier clinicien, formé en méditation pleine conscience

Je suis infirmier clinicien et j’ai commencé à travailler avec Christophe André en 2009 car je travaille dans son service à l’hôpital Saint-Anne à Paris. Christophe André a été le premier à introduire les groupes de méditation pleine conscience à l’hôpital en France dès 2004, selon les programmes créés à partir du programme initial de Jon Kabat-Zinn aux Etats-Unis. J’ai donc suivi la formation pour devenir ce que l’on appelle « instructeur » (je préfère le terme d’animateur) de thérapie cognitive basée sur la pleine conscience dans son application spécifique du programme pour éviter les rechutes dépressives .

Du fait que c’est un programme qui demande une discipline exigeante, et comme nous avons beaucoup de demandes, nous sommes assez sélectifs. Les patients intéressés doivent nous présenter une « lettre de motivation », une lettre de leur psychiatre puis nous les rencontrons lors d’un entretien individuel. Ce que nous demandons aux patients est très difficile et c’est pourquoi nous sommes obligés d’en passer par cette étape de sélection. D’ailleurs, lors des programmes, les soignants encadrants s’engagent à pratiquer également les exercices de méditation quotidiennement, et eux-mêmes ne trouvent pas toujours le temps de le faire.

Cela dit, malgré notre attention portée à la sélection des patients, la réussite du suivi du programme dépendra de leur assiduité à pratiquer tous les jours, En pleine conscience, on ne cherche pas à modifier les pensées mais à changer le point de vue que l’on a sur nos pensées. Il y a un grand travail d’acceptation, qui est difficile. L’idée n’est évidemment pas de les accepter comme une fatalité et de sombrer à nouveau dans la dépression mais de leur laisser un peu de place puis grâce à la méditation, elles vont peu à peu s’effilocher, se diluer. Pour y parvenir, l’entrainement quotidien est essentiel.

A l’issue du programme, ils sont nombreux à venir régulièrement s’entrainer et ceux qui pratiquent quasiment quotidiennement nous disent qu’ils souffrent beaucoup moins de leurs ruminations et parviennent à identifier, ressentir ce qui pourrait les faire rechuter.


Témoignages de patients du centre hospitalier Saint-Anne pratiquant la méditation pleine conscience


Véronique : Je pratique la méditation pleine conscience à Saint-Anne depuis 2 ans. J’en avais entendu parler par un ami qui a connu la dépression et avait commencé la méditation à l’hôpital Saint-Antoine. J’ai traversé une dépression en 2012, notamment suite au sevrage d’alcool et de cannabis que je consommais depuis plus de 40 ans. Je pense que j’ai toujours eu un terrain dépressif mais que mes addictions les masquaient. Quand j’ai tout arrêté, je suis tombée en grave dépression. Aujourd’hui je suis sobre et très contente, même si cela n’a pas été facile tous les jours.

La méditation m’a à la fois aidée à ne pas faire de rechute dépressive mais c’est un soutien également par rapport à mes anciennes addictions. Je n’ai pas eu trop de mal à pratiquer car je faisais déjà du yoga depuis 1995. Aujourd’hui, je ne fais pas forcément 45 minutes tous les jours mais je parviens à prendre quand même du temps pour moi le matin et je me mets en pleine conscience aussi à plusieurs moments dans la journée, quand je marche notamment. La méditation m’aide au quotidien, car j’ai tendance à partir dans tous les sens, à ne pas savoir faire de « pauses ». Pour l’instant j’ai également encore besoin d’un traitement médicamenteux en parallèle, mais la méditation m’aide à rassembler mon corps et mon esprit. Je ne tiens pas à aller plus vite que la musique. Je prendrai évidemment des médicaments tant que j’en ressentirai le besoin.

Je continue à aller aux séances de maintien à l’hôpital tous les 15 jours. Le groupe est très important, c’est une énergie supplémentaire très motivante.



La sophrologie au centre hospitalier de Dieppe




De plus en plus d’hôpitaux font appel à des sophrologues pour soulager la douleur des patients. Car en plus d’apporter un réel soutient aux malades, la méthode soulage, au point de remplacer parfois la morphine.

Priorité de santé publique dans le dernier Plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur, la souffrance des patients est une thématique prise très au sérieux par le centre hospitalier de Dieppe. Pour soulager leur douleur, les professionnels n’hésitent pas à proposer des thérapies complémentaires à la médecine conventionnelle.


La sophrologie fait partie des méthodes présentées au sein de la structure de la douleur chronique. Elle permet aux patients d’accéder à une alternative lorsqu’ils souffrent notamment de lombalgie, de sciatique ou de fibromyalgie.


« Nous prenons en charge la douleur chronique, c’est-à-dire une douleur qui dure depuis plus de trois mois. C’est une prise en charge pluridisciplinaire. Il y a une consultation médicale, psychologique, par l’hypnose, la réflexologie, la sophrologie… N », expliquent les docteurs Franck Goy, urgentiste, et Patrick Rocatcher, pharmacien au grand public à l’occasion d’un forum d’information.

La sophrologie est également utilisée pour aider les patients en post-chimiothérapie et postopératoire. Le comité de lutte contre la douleur accompagne également les femmes enceintes pour les aider à diminuer l’anxiété et créer un climat serein lors de l’accouchement.


De nombreux autres hôpitaux ont intégré la sophrologie à leurs services pour améliorer la gestion de la douleur. Le CHRU de Tours a, par exemple, proposé la sophrologie pour remplacer la morphine, avec des résultats particulièrement probants : « On utilise de plus en plus des techniques comme la sophrologie, l’hypnose, l’acupuncture » précise Anne Philippe, médecin spécialiste de la douleur. « C’est l’avenir, de plus en plus de patients arrêtent la prise en charge médicamenteuse pour une prise en charge moins conventionnelle« .


Les médecines complémentaires souvent nées de techniques et médecine traditionnelles ancestrales (Médecine Traditionnelle Chinoise, médecine ayurvédique, ..) sont un complément à la médecine conventionnelle. La preuve étant cet intérêt qu'on de plus en plus de chercheurs, médecins et scientifiques à donner des explications scientifiques de leurs bienfaits sur notre santé. La médecine complémentaire prend souvent le patient dans sa globalité et ne s'arrête pas une zone malade ce qui engendre un intérêt considérable pour donner un autre regard à la médecine conventionnelle.

L'écoute apporté au patient et l'effet placebo d'une bonne relation entre le thérapeute et le patient sont des facteurs qui vont interagir considérablement sur la guérison ou la prévention des maladies et aide le patient à se sentir acteur dans le processus même de ses soins.

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Eléonore BOISSIER

Lieu-dit Silcuzin

43300 Siaugues Sainte Marie

Sur rendez-vous au

07 67 49 38 06

Ouvert tous les jours

de 9h à 22h

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